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La Journée nationale de la femme tunisienne intervient cette année alors que des Tunisiennes croupissent en prison ou font l’objet de condamnations et de poursuites judiciaires en raison de leurs opinions, de leurs prises de position et de leurs activités, qu’elles soient politiques, liées aux droits humains, médiatiques ou relevant de la société civile.
La mort du détenu Salem Karmous à l’intérieur de la prison de Messaadine, dans le gouvernorat de Sousse, survenue seulement deux semaines après son incarcération, soulève de sérieuses interrogations quant aux circonstances de son décès.
Le ministère public de Gafsa a fait appel du jugement de première instance prononçant le rejet de l’action à l’encontre du journaliste Hedi Raddaoui, rendu à la suite d’un reportage journalistique couvrant une mobilisation de protestation organisée par les agents de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires à Gafsa.
La vague de grèves de la faim entamée à la fin du mois d’octobre, initiée par le professeur de droit constitutionnel Jawhar Ben Mbarek, détenu dans le cadre de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », se poursuit dans plusieurs prisons tunisiennes.
L’Observatoire pour la Liberté en Tunisie suit avec une profonde inquiétude la dégradation de l’état de santé de Said Ferjani, ancien député et dirigeant politique détenu, ainsi que celle du professeur Jawhar Ben Mbarek, militant des droits humains et universitaire, tous deux en grève de la faim pour protester contre ce qu’ils considèrent comme des procédures judiciaires arbitraires et des conditions de détention inéquitables.
17 juillet 2025 – Mise à jour – Le prisonnier politique Ghazi Chaouachi a subi en urgence une intervention chirurgicale à l’estomac à l’hôpital Bougatfa de Bizerte, sans que ni sa famille ni son avocat n’en soient informés au préalable.