Les autorités tunisiennes ont arrêté l’homme d’affaires et président du Club Sportif Sfaxien, Abdelaziz Makhloufi, sur des accusations liées, selon les autorités, à des actes de corruption financière et de mauvaise gestion des fonds du club.
Des sources judiciaires ont indiqué que les accusations contre Makhloufi concernent la gestion et l’utilisation des ressources du club. Cette arrestation intervient après une visite inopinée du président Kais Saied au complexe le 30 octobre 2024, au cours de laquelle il a évoqué des soupçons de corruption et de mauvaise gestion des biens de l’État.
Les accusations incluent une mauvaise gestion financière et des vols liés à des équipements agricoles et à des matériaux de carburant, ainsi qu’une baisse de la production annuelle d’huile d’olive. Jawhar Ladhar, porte-parole de l’équipe de défense de Makhloufi, a confirmé que les enquêtes concernent également plusieurs employés et cadres travaillant dans le complexe.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne que les autorités présentent comme visant à lutter contre la corruption. Cependant, la répétition de telles accusations contre des figures de premier plan suscite des inquiétudes, car elle renforce les craintes que la justice soit utilisée comme un outil pour faire taire les voix dissidentes et régler des comptes. L’Observatoire estime que ces pratiques coïncident avec une pression accrue sur les personnalités publiques en Tunisie, où le système judiciaire est utilisé pour restreindre la liberté d’expression et l’autonomie de gestion des institutions civiles et sportives.

Ben Mbarek poursuit sa grève de la faim brutale, rejoint par Ghannouchi et Chebbi
La vague de grèves de la faim entamée à la fin du mois d’octobre, initiée par le professeur de droit constitutionnel Jawhar Ben Mbarek, détenu dans le cadre de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », se poursuit dans plusieurs prisons tunisiennes.



